Samedi 6 Mai 2023 | « Balade artistique de Witternesse »

En suivant la Lacquette…

Après Estrée-Blanche et Quernes : Witternesse, troisième et dernière marche pour la Lacquette avec public embarqué / En coupant à travers les prés et les champ, entre la route de Blessel et l’abbaye de Saint-André.

Cette marche, je l’ai imaginée et désirée de longue date. Fréquentant à plusieurs reprises les lieux, que ce soit depuis le chemin de la Lacquette – avant de remonter sur Saint-Quentin – ou depuis la route de Blessel à la sortie de Witternesse.

Je voulais terminer ici le cycle des marches, à la suite de celle de Quernes qui s’était arrêtée au moulin du village…

Là, nous reprenons de l’autre côté du moulin, depuis le pont qui enjambe la Lacquette, logique !

J’attire l’attention sur les panneaux qui annoncent la couleur : échelle de hauteur d’eau, petits panneaux : pêche, marques de crues, et glissières de batardeaux… La Lacquette marque les esprits des riverains, une marcheuse évoque le flux de l’eau dans sa rue.

Quitter le village.

A la dernière maison, prendre à droite en longeant son mur, léchant le bord d’un champ… Pas très confortable. Nous entrons dans la campagne, un monde de champs et de prés… Nous découvrons les effets conjugués de la pluie et des températures du printemps : l’herbe a poussé drue !

C’est fort humide. Il a bien plu ces derniers temps, si bien que nous trempons allégrement pantalons et chaussures.

En passant, j’ai présenté l’emplacement retenu pour un campement en juin : nous montons sur le bourrelet de la berge pour apprécier et plongeons le regard dans la Lacquette : il y a plus de 2 m de hauteur avant d’atteindre l’eau !

La rivière s’écoule là, rapide, vers son exutoire maintenant tout proche, Aire-sur-la-Lys est à quelques kilomètres.

La rivière a creusé, les berges sont fragilisées, parfois s’effondrent…

La colonne s’est depuis longtemps étirée, épousant les courbes de la rivière…

Nous dessinons sa trajectoire sinueuse un temps avant de devoir la quitter pour franchir des obstacles et la retrouver plus en aval, juste après la ferme de Mongré.

On ne circule pas comme on veut dans la campagne, les terres sont cultivées ou utilisées comme pâtures.


Finalement, nous nous arrêtons à la sortie d’une peupleraie, en vue de l’abbaye de Saint-André, elle se tient sur l’autre rive.


Nous avons pris du retard. Mais prenons tout de même le temps d’observer au loin : sur notre gauche, bordant la vallée, les maisons de l’entrée de Saint-Quentin ; devant, le chemin se dirige vers le chemin de la Lacquette ; un tracteur est à l’œuvre dans un champ… Quelqu’un fait remarquer que les semis de betteraves ont 15 jours de retard cette année. Derrière nous, dans le sous-bois, un chevreuil traverse en bondissant, attirant l’attention du groupe.

Le retour se fait plus rapide : couper droit ! Quitter la Lacquette pour les chemins agricoles ou la trace d’un tracteur…
      La pluie menace !
               Le pas s’accélère.

En arrivant à Witternesse, nous coupons par une voyette qui nous ramène directement à la place de l’église.

A notre arrivée au moulin nous attendent deux instrumentistes de l’ensemble baroque Hemiolia : un concert de musique ancienne.
Après l’effort, le délassement des corps au son apaisant de la viole Gambe, du violon et du cornet à bouquin !

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Désormais, nous entrons dans le temps des restitutions avec les Campements, un temps où l’artiste se fera colporteur pour présenter son travail, au plus près de la rivière, passant de lieu en lieu, depuis Estrée-Blanche jusqu’à Blessy et Witternesse…

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Merci à Louis pour le suivi photographique (crédit photographique : Louis Avisse, Labanque, Béthune)

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« En suivant la Lacquette », le livre de la résidence : une immersion dans le bassin de la Lacquette

Si vous avez raté l’information, le livre « En suivant la Lacquette » a été publié mi-novembre, il fait suite à la résidence dans le Pas-de-Calais qui s’est déroulée d’octobre 2021à juin 2023. Il est aujourd’hui disponible, à votre demande (24 €, port inclus). -> Contact : gilles.bruni@orange.fr * Ouvrage en Français, à partir des textes écrits au…

Juin 2023 | L’artiste en colporteur : fin de la résidence

« En suivant la Lacquette » : 8 Campements, d’Estrée-Blanche à Witternesse  (d’amont en aval : du ruisseau Le Surgeon à La Lacquette, sans oublier le le Mardyck et La Laque) Les campements sont conçus comme une exposition de plein-air, où l’artiste débarque en colporteur, déballant ses affaires, faisant étalage de son rapport à la Lacquette. Il arrive…

Juin 2023 | Annonce des campements # 2

Après les campements des samedi 10 et dimanche 11 juin, l’artiste en colporteur s’apprête à passer ce samedi 17 juin, par Quernes puis, dimanche 18 juin, par la route de Blessel, à la sortie de Witternesse… * Il passe de site en site, établissant son campement à proximité de la Lacquette ou d’affluents, déballe, expose…

Juin 2023 | Annonce des campements # 1

L’artiste-colporteur passe de site en site, établissant son campement à proximité de la Lacquette ou d’affluents, déballe, expose ses affaires au public venu à sa rencontre. Il en a à raconter sur le bassin, les cours d’eau… … des interventions sous la forme performée du « colporteur »qui débarque avec son attirail et installe son travail au…

Samedi 27 Mai 2023 | Annonce : le programme des campements

Après la dernière sortie du samedi 6 mai de « En suivant la Lacquette » avec du public, et la fin du Grand Tour du bassin de la Lacquette, je suis entré dans la dernière phase de la résidence : l’itinérance des campements auprès de la rivière, dans 8 lieux, d’Estrée-Blanche à Witternesse : … des interventions…

Séjour du 5 au 14 octobre | En allant de gauche à droite : Witternesse, Quernes, Estrée-Blanche, Serny…

Un séjour haché : discontinuité, mélanges…

Rencontre le 5 octobre à lhôtel communautaire avec Sébastien Gallego du Pôle gestion patrimoniale eau potable pour avoir des informations sur la nappe de la craie qui fait le sous-sol aquifère du territoire.


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L’après-midi, vérifier ma préparation de « balade artistique », et faire la sortie en groupe le samedi 8 octobre, de 10h à 12h : en suivant la Lacquette jusqu’à l’autoroute à Quernes, puis en marchant pratiquement jusqu’au moulin de Witternesse… Sommes plus d’une vingtaine. Profitons d’un temps ensoleillé…

Photos de la « balade artistique » : Louis Avisse, Labanque, Béthune


Juste avant… Jeudi 6 et vendredi 7 octobre, les ateliers avec Émilie de Labanque à Liettres : d’abord avec une classe des tout petits du village, puis avec une classe de Linghem.

Puiser de l’eau dans la Lacquette au niveau du pont, puis aller faire de la boue-peinture dans la cour et badigeonner des murs de l’école avec ses mains-pinceaux : un joyeux barbouillage…

Photos des ateliers : Émilie Lahaye, Labanque, Béthune

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Rendez-vous à 9h, lundi 10 octobre, au moulin de Witternesse, pour préparer l’atelier du jeudi. Sommes accueillis par Sébastien et Jacques.

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Mardi 11 octobre, l’après-midi, tenter une rencontre avec Michel Deneuféglise pour accéder au Surgeon, depuis son jardin.
Chance, il sort juste de chez lui pour faire une course. L’attendre…
A son retour, Michel m’emmène dans son jardin.
C’est une piste pour s’installer près de l’eau l’année prochaine…
Nous nous accordons facilement, super ! J’aime le foisonnement végétal tout près de la route…
Faudra que je revienne le voir : nous irons au fond de son terrain, voir l’ancien lit du Surgeon.

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Juste après cette rencontre : se rendre à la ferme de Mongré, sur la route qui mène à Aire-sur-la-Lys. J’ai projeté d’accéder là-bas à la Lacquette.
En longeant un champ, je reconnais le bosquet, la rivière l’enlace : en septembre, j’avais suivi le cours d’eau depuis l’autre rive (entre la sortie de Witternesse et l’abbaye de Saint-André).
L’agriculteur me parle des méandres que fait la rivière, sont pas naturels, font des virages secs, me montre que la Lacquette est bordée de talus pour limiter ses débordements… Ça remonte aux aménagements de Vauban pour Aire-sur-la-Lys.

Et puis, je voulais en apprendre aussi sur deux fossés qui traversent ses terres. Le plus proche de la ferme est appelé ici : « fossé de la rue du Bois » ; l’autre n’a pas de nom…
Les deux se dirigent vers l’abbaye de Saint-André : un va se jeter dans la Lacquette, l’autre descend sur les pâtures d’Aire.
Je regarderais en partant…

Jean-Pierre me dit qu’aux inondations, la rivière reprend son lit : me montre du doigt son emprise sur les pâtures… Le repère des arbres guide ma vue.
Les alignements de saules blancs sont toujours un indicateur d’eau dans le paysage des basses terres.

Les débordements du cours d’eau conditionnent l’utilisation des terres. A une époque, si elle a pu enrichir les parcelles de limons fertiles, aujourd’hui, elle interdit l’accès aux champs et aux pâtures. Changement d’appréciation.


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Aller chez Jean Chartrez le matin, mercredi 12 octobre, à Estrée-Blanche, impasse de la Lacquette : un repérage sur le chemin en direction de Serny pour retrouver des sources d’accompagnement, mais sont à sec… J’ai trouvé des endroits possibles où m’installer au bord de l’eau au printemps prochain. Suis toujours dans mon idée de trouver des lieux pour m’implanter en fin de résidence.

Et puis, perdre le fil de l’eau en buttant sur des clôtures…
Celles-ci nous obligent à remonter une haie pour atteindre Serny :
longer la route…

Jean m’emmène voir l’ancien moulin du village, abandonné, un passage de bovins à gué au pied. Au retour, nous buttons de nouveau, cette fois sur une barrière qui nous empêche ; il avait pourtant déjà emprunté le chemin… Raté.

Reprendre à nouveau par la route, rentrer… Déjà la fin de la matinée.

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A nouveau, des ateliers : avec Émilie et Samia cette fois ; d’abord à Witternesse, puis à Quernes, vendredi 14 octobre.

Nous accueillons des enfants plus grands que la semaine dernière à Liettres : chercher l’eau de la rivière, faire de la boue pour obtenir des formes issues du malaxage, avec des empreintes-fourreau de doigts, formes en coquilles, concrétions…
C’est aussi une rencontre avec des objets qui nous entourent.
A l’issue, nous restituons les matières formées, à la rivière ou à la terre, c’est juste un emprunt, le temps de l’atelier…
Un temps pour le don, comme un rituel, un geste manifestant notre attention à la Lacquette.

Photos de l’atelier à Witternesse : Émilie Lahaye, Labanque, Béthune

Photos de l’atelier à Quernes : Émilie Lahaye, Labanque, Béthune

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La suite : revenir le 14 novembre, pour une nouvelle séquence !


Samedi 10 septembre 2022 | Cheminer au plus près de la Lacquette, de Witternesse à l’Abbaye de Saint-André

Manières de se projeter : penser à la suite du projet (l’année prochaine).

La recherche de lieux proches de la Lacquette : ma relation au cours d’eau ne change pas, juste des points d’accès… comme celui de Longhem où, à la mi juillet, au cours d’une marche, j’avais invité le public à faire halte pour pique-niquer sur l’herbe d’un pré (16 juillet).

Dans un premier temps, pragmatique, je me restreins à une dizaine d’endroits à visiter sur le territoire de la communauté d’agglo.
L’environnement de la Lacquette se résume dès lors à la région de Blessy et Witternesse au nord-est, Quernes, Liettres jusqu’à la Tirmande en descendant vers le sud et Estrée-Blanche vers l’ouest…

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Witternesse : le maire, Alain Ducrocq, m’a reçu vendredi ; avec son 1er adjoint – Frédéric Segard – nous avons confronté le résultat de mon repérage de la veille à leurs connaissances du terrain.

La ferme de Mongré pourrait-elle devenir un nouveau point d’accès avant l’Abbaye de Saint-André ? Semblerait que je puisse aussi longer la Lacquette à la sortie de Witternesse, après la dernière maison, en remontant un champ pour ensuite longer la haie ; elle borde le cours d’eau.

Ils m’expliquent que ce couloir serait accessible à la marche, il résulterait d’une pratique ancienne, l’usage était encore présent sur le cadastre napoléonien, un chemin reliait Aire-sur-la-Lys. Mais avec les modifications du parcellaire, « le chemin des prés » aurait été progressivement défait par les usages agricoles…

Resterait un passage jusqu’à Saint-Quentin…

Tester, voir s’il y a bien des chicanes aux limites de pâtures qui en autorisent la traversée !

*

Je me prends à caresser l’espoir de faire une boucle en regagnant Witternesse par la ferme de Mongré, ou même par l’Abbaye de Saint-André… et d’emprunter un chemin de traverse dans « le Beauroy » (un lieudit des champs) jusqu’à une voie qui me ramène dans le bourg de Witternesse.

Hum… Avec une telle circulation le long du cours d’eau, je m’imagine déjà trouver de nouveaux chemins sur ce territoire, comme entre Estrée-Blanche et Longhem ; ceux-ci reprendraient (peut-être ?) d’anciennes traversées que les gens utilisaient pour relier les hameaux, gagner la ville : des « chemins d’eau » !

Quoi de plus logique : suivre le flux de l’eau qui traverse les champs, les hameaux… Les routes d’une époque où la traversée des territoires était toute tracée, les transports de marchandises se faisant aussi sur l’eau, plus économique que de crapahuter à travers champs.

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Retour sur site. Samedi. La pratique : face à la réalité du terrain, l’absence de sentier tracé, les berges talutées et embroussaillées, des clôtures retorses…

J’interprète le paysage que je traverse, reconnais l’endroit où j’ai croisé Georges, longeant malgré tout le cours d’eau, empruntant le passage d’un tracteur ; il suit lui aussi la limite dessinée par la Lacquette…

Croisant parfois d’étranges installations, là, le bouclier posé contre un arbre par je ne sais quel guerrier Masaï ; ailleurs, des autels dédiés à la faune sauvage ; de temps à autres, des marques de propriété ou le signe d’une présence : piquets, pneu… et des troupeaux paisibles de bovins qui me jaugent, intrigués, beuglant à l’occasion, comme pour informer les suivants de mon arrivée prochaine…

Suis entré dans la brousse qui s’étale entre les hameaux, des moments de quasi absence humaine ; la couleur des herbes sèches renforce cette impression, et l’eau s’écoule, paisible, indifférente.

Les méandres de la Lacquette me troublent, me déroutent, m’obligeant souvent à reconsidérer ma progression ; des clôtures stoppent mes enjambées, et je fouille, guette de l’œil, comme des pieds, le passage opportun…
Outrepasser, contourner, buter… La réalité de la campagne s’impose par la discontinuité des étendues, morcelées, différenciées, empêchant finalement la libre circulation, seule la rivière articule ces espaces, les traverse sans encombre, les irriguant ou les inondant – le talus me le rappelle…
Et je suis frustré, un peu jaloux de son cours nonchalant alors que je crapahute laborieusement, j’envie le canard ou le ragondin que j’aperçois de temps à autre…

Je dois apprendre à me diriger autrement, à accepter les détours, quittant les berges de la Lacquette pour contourner les obstacles, de mon pas lourd, terrestre…

Accepter de m’éloigner, sans pour autant totalement perdre de vue les marques discrètes de sa traversée des champs : longer une clôture, trouver un passage, la couture qui lie les prés, le passage réconcilié d’un tracteur avec un ancien chemin entre des saules blancs… et puis d’autres clôtures… d’autres champs… prendre le biais, coller de nouveau à la Lacquette.

Deux tiges de maïs m’émeuvent, grêles, seules rescapées du grand fauchage… Le sol mis à nu annoncerait-il la proximité d’une ferme ? Là-bas, sur l’autre rive, tapis derrière un bois : Mongré ?

Le film avance, le paysage change ; les espaces domestiqués, cultivés, reprennent le dessus ; la traversée d’un petit bois confirme la rupture : les marques imprimées des roues du tracteur dans la boue du chemin, et comme un avertissement, des objets étranges qui semblent me regarder passer… L’amorce d’un changement de monde.

L’abbaye de Saint-André apparaît sur la droite ; je retrouve des chemins connus : celui qui se prolonge au-delà la barrière, longe le cours d’eau jusqu’à atteindre le chemin de la Lacquette où j’avais rencontré Gérard Botrel (le 3 décembre 2021). Par là-bas, c’est quitter les champs pour les faubourgs d’Aire-sur-la-Lys, quitter le territoire de l’agglo.

Tourner à droite, traverser la Lacquette, le hameau de l’abbaye de Saint-André, outrepasser une barrière… et gagner la route qui me ramènera à Witternesse.

La route est hostile, pas de bas côté aménagés, les voitures m’affolent, je bifurque : tenter par la ferme de Mongré. Longer une haie sur la gauche, elle accompagne un fossé, et finalement buter sur une autre qui est renforcée de barbelés, aïe, frustration : des maisons sont toutes proches derrière, rageant… M’oblige à remonter sur la route…

C’est clair, je fatigue : vite ! Atteindre la première voie qui apparaîtra sur ma droite, j’entrerais dans Witternesse par un dédale de rues. Suivre les voies : un coup à droite, un coup à gauche… Traverser la Lacquette, et retrouver la rue qui me ramène enfinnn à la voiture !

*

Le cheminement n’aura pas été fluide… J’ai cru naïvement pouvoir accompagner la rivière, épouser ses mouvements ; j’ai dû m’en détacher à plusieurs reprises, sans pour autant totalement la perdre de vue, sauf à la fin, en rentrant par la route de Witternesse, la D186E1.
La fatigue a rendu moins supportable cette dernière séquence…
Stressante.
M’éloignant de la Lacquette.
Pas le choix.
Hum,

va falloir accepter les détours,
et trouver une forme d’économie
pour embarquer des gens…
à suivre les méandres du cours d’eau,
devenir un peu rivière…