Début Mars 2023 | poursuite des prélèvements…

4 mars 2023, reprise des prélèvements, le regard collé aux cours d’eau, à leurs berges, en quête d’un nouveau regard… Pour un paysage à fleur d’eau, aux ras des pâquerettes, encombré de détails.

A l’entrée de la Tirmande… descendre dans le fossé de la Cavée de la Tirmande, est assez abrupte ; beaucoup d’éléments anthropiques jonchent, charriés par les arrivées d’eau.

Morceau d’os de bovidé, de calcaire et bout de brique usé par l’eau, une semelle de chaussure d’enfant.

Au pont à droite, prendre un chemin de sous bois, privé sans doute, des marques d’occupations de chasse. Il longe le fossé de la Cavée de Vignacourt, bien à sec et se poursuit à travers champs.

Prélevé 2 morceaux de métal rouillé, bris d’élément de construction, brins d’herbacés agglomérés par l’eau.

Retour par un champ labouré, les mottes s’effritent, c’est bien sec pour la saison.

Se déplacer vers Lingy-les-Aire pour remonter la Cavée de Vignacourt. Deux ponts : le fossé arrive, longeant la route et la traversant en direction des champs…
Des buses venant de Ligny sort de l’eau domestique, grise, malodorante. Elle nourrit le cours d’eau.

Prélevé des feuilles et des racines dénudées par le passage de l’eau.

6 mars 2023, reprendre la Cavée de la Tirmande, juste avant les terrils du Transvaal. Passer sous le pont à droite, il a fini d’être rénové, se diriger vers le fossé en bas des champs. Les arbustes de la berge ont été taillés depuis ma visite en novembre 2022.

Descendre dans le fossé, observer ce qui est normalement masqué par la végétation, c’est un chemin d’eau ponctué des traces de dévalement de l’eau des champs et de son passage dans Ligny-lès-Aire et la Tirmande.

Suis pourtant éloigné de la Tirmande, le lit est toujours habité de déchets, plastiques, bouteilles, fragments d’objets divers : ai prélevé une cartouche bleue, des brindilles agglomérées par l’eau, un bout de plastique.

Continuer en direction du Transvaal, pas en descendant le long des terrils, mais en allant tout droit, par une route taillée dans les champs. La descente est marquée. On lit sans peine le trait du fossé du Vauda. J’assiste au loin à une course poursuite de lièvres. Le premier s’arrête, le suivant le rattrape. Accouplement… Un autre lièvre surgit, un concurrent visiblement. La femelle en profite pour s’esquiver ; un nouveau lièvre apparaît… Les mâles se surveillent. La femelle est loin maintenant. Indéniablement, le printemps est là, la faune s’active, pas encore trop la végétation.

Une grange de stockage, bordée d’un dépôt de fumier d’où s’écoule les jus ; l’eau du fossé est presque noire. Toujours autant de déchets ponctuent le fond, mêlés aux cailloux, aux tiges d’herbacées…

Pris un bout de plastique noir, c’est ce qui domine, quelques cailloux, des tiges-squelette d’orties (elles aiment l’azote), des brindilles emportées par l’eau…

Retourner et prendre le chemin de la Breteulle pour couper vers l’autre bassin versant, celui du Surgeon. En descendant vers son lit, ai repéré un sentier. Le ruisseau coule tout en bas, vif, rassurant après l’épisode fossés…

Ai pris un bout de plastique usée, couleur « saumon », une petite plume, quelques cailloux, 2 bouts de bois – ça deviendrait bucolique ici !

Arrivée à Fléchin et remonter vers la Source du Puits sans Fond, à Boncourt, vers 12h20, c’est la pause casse-croûte.

La source est toujours aussi limpide : 3 petits cailloux avec des taches noires de micro organismes.

De Boncourt, passer à la source la Douce Fontaine. Je laisse le véhicule à l’entrée d’un chemin qui descend vers le fond du vallon. Un agriculteur entre dans le champ à côté et entame ses travaux, un lièvre s’enfuit.

Longeant l’eau dans le sens aval, un passage ouvert puis fermé, dans un sous-bois, des habitations apparaissent sur l’autre berge. Le cours d’eau est-il déjà devenu le Lauvet ? première rencontre avec une végétation aquatique depuis un moment, les plantes se laissent caresser par l’eau, ondulent.

Prélevé des feuilles avec mycélium, un anneau orange, jeu d’enfant ou pour un chien ? Il est mordillé. Un petit bout de bois avec lichen, tige de saule avec des feuilles oblongues, saule hybride ?

Poursuivre sur Fléchin et prendre la route de Saint-Omer, retrouver le Lauvet à gauche, il passe sous la route et file dans le fond de vallée rejoindre le Surgeon.

Feuilles, brindilles d’herbacées, bout de bois, plume (pigeon ?), bras de poupée.

Au Surgeon, un coin de pêcheurs ? Ramassé une boîte faisant à penser à de celles qu’on utilise pour les asticots… feuilles de peupliers, chatons de noisetiers, plumes d’un festin, un prédateur est venu là.

Suivre le Surgeon jusqu’à Cuhem. Il est vers 15h30 ; du bord de la route, je m’avance vers le cours d’eau : deux rafles de maïs, un bout de plastique…

Continuer sur Rupigny : l’eau coule vivement le long de la route, c’est bien « sourcé » ici ; plein de canards, on les entend avant de les voir, c’est comme ça les canards. Ils habitent là, deux habitants du coin me confirme : sont là en liberté toute l’année, se sont mêlés aux colverts…

Malgré l’évitement des véhicules, j’en trouve un d’écrasé, puis deux dans le fossé, c’est l’hécatombe. J’imagine qu’à la période de reproduction, sont imprudents.

7 mars 2023, pluie : route de Fléchinelle, à l’entrée d’Estrée-Blanche, le Surgeon coule vivement. Sur le site visité en décembre 2022, les restes du débroussaillage et de la taille des arbres.

Au sol, sur la berge, je glane : une canette écrasée (il y en avait plusieurs), un bout de pastique bleu (pas seul…), des fruits secs d’aulne, 2 vieilles tiges de sureau, un cailloux pris dans le ruisseau, une coquille Saint-Jacques. Ça sent carrément la ville ici…

Retrouver la Lacquette sur Serny, pourquoi suis-je retourné vers Serny, je ne sais plus trop… Près du pont, un espace public donne un accès l’eau, une « boite » à livres, une cane qui appelle, des branches au sol, c’est l’époque de la taille des arbres, une constante partout où je passe…

Rameaux de saules pleureur, sans doute hybridés, bout de bois avec lichens, papier bonbon, briquet noir, coquille de noix et emballage argenté.

Remonter à Enquin-les-Mines, non loin du moulin des Espagnols. Un petit pont, à droite démarre un sentier, je le prends, boueux et glissant, il s’enfonce en sous-bois, longe la Lacquette, super.

Tomber sur un chantier de coupe/débroussaillage : pris des éclats de bois, un plastique bleu, une cartouche translucide, un bout de bogue de marronnier d’inde, un cailloux du bord de l’eau et un plastique d’emballage.

Sortie d’Enquin-les-Mines, prendre une rue, sans issue, elle me permet de retrouver l’eau et la suivre… La rue est parallèle à la Lacquette. Continuer à pieds, à travers pré, jusqu’à la berge. Longer, observe et prélever, c’est devenu une habitude : tiges sèches d’anthrisque des bois, d’orties, éclat de bois d’aulne, châtons fraichement tombés et fruits, plastique usé.

Un peu plus loin, arrêt dans Erny-Saint-Julien, aller au bout d’un cul de sac, retrouver la berge… tomber sur un amas de restes calcinés : ramassé des morceaux noirs et oranges ; plus loin, un bout de plastique noir, des brins végétaux agglomérés par une crue.

Pétigny maintenant: sortie en direction de Bomy, chercher un accès à l’eau… pas si facile. Se faufiler par une trouée dans la haie de clôture d’une plantation d’arbres.

Gagner le bord de la Lacquette, longer, photographier et prélever : tiges de plantes dans les branchages, sans doute du gaillet grateron… 2 bouts de plastique, un bout de tige d’apiacée, écorce.

Rentrer maintenant, doit être vers 16h, le temps m’a bien refroidi et va falloir retourner le véhicule,à la communauté d’agglomération.
Erny, Enquin… Estrée-Blanche, puis tourner sur Longhem et s’arrêter une dernière fois, au site repéré pour un campement : retrouver les emportés accrochés dans la clôture au pied du pont, fouiner, longer la berge : sable, petite plume, bout de plastique, enveloppe de plante, 1/2 coque de noix, bout d’écorce ayant séjourné dans l’eau, bouchon de bouteille d’huile ‘Lesieurs’.

Impression de finir par rechercher les indices de présences humaines plus que végétales ou animales… une façon de montrer combien les cours d’eau qui font la Lacquette sont anthropisés, dès leur naissance. Où que j’aille. Nous sommes partout, l’espèce est cosmopolite.

Février 2023 | début des prélèvements dans les cours d’eau du bassin

Samedi 11 février, j’ai entrepris de faire des prélèvements pour les campements. Je vais, je viens ; je remonte des fossés au-delà de ce que j’avais pu faire.

Je pensais avoir épuisé mes ressources en eau du bassin ; au passage, je découvre encore de nouvelles façons d’aborder les apports à la Lacquette. Celles-ci deviennent possibles depuis que je me suis bien familiarisé avec le bassin ; cela fait plus d’un an maintenant…

J’en suis arrivé à m’aventurer plus en amont, au sud-ouest, jusqu’à des fossés qui fleurtent avec les limites du bassin. Là où je ne voyais que des creuses sèches insignifiantes, je suis maintenant à même d’appréhender des sources non négligeables, par temps de pluie, surtout lors d’orages, toujours localisés, qui amènent des quantités d’eau importantes en un court laps de temps. L’eau n’a pas le temps d’être absorbée par les terres des champs, elle ruisselle sans entrave, dévalant des fossés, gonflant les ruisseaux et, au bout du compte : la Lacquette…

C’est un peu ces histoires que mes nouvelles pérégrinations racontent, montrant de nouveaux aspects du cours d’eau et ses affluents, notant des détails, en regardant de plus près, touchant même des matières… que je ramène, enrichissant le cours de la résidence, en vue de préparer la restitution en juin.

En arrivant au niveau des dernières maisons de la rue de Livossart à Honnighem, retrouver la source. L’eau y est claire… ai prélevé 3 petits morceaux de silex…

Dans le sens du courant, le pont à Honnighem, près de l’allée du château : un bout de plastique collé à une feuille de peuplier…

Un peu plus loin, sur la droite, un chemin mène à un gué, le flux vient de la rencontre entre la source du Puits sans Fond et le cours d’eau descendant de Febvin-Palfart. Non loin de la passerelle : pris un morceau de brique…

Sur l’autre, rive, remonter un peu le cours d’eau provenant de Febvin-Plafart : longer l’arrière du château, scruter les berges, et revenir sur mes pas, par le bois en longeant un temps le Puits sans Fond : des affaires abandonnées des riverains, vestiges d’une fréquentation révolue, des traces de petits habitants, fort discrètes…

Repartir, quitter Honninghem. Descendre le cours d’eau en direction de Fléchin, tourner sur Pippemont : ça grimpe bien. Dans la côte, une échappée à ma gauche ; je me gare un peu plus haut, le long d’une maison ; le propriétaire, curieux de ma présence, engage la conversation et confirme : le sentier descend bien au cours d’eau, le longe même un peu…

Ce ruisseau n’a pas de nom pour l’homme, mais ici, normalement ça doit être encore le Puits sans Fond, à moins que ce soit déjà le Surgeon ?

Ai trouvé du « brin », des brindilles charriées par le cours d’eau, en ai ramassé un peu, un duvet d’oiseau, un stylo bille mêlé à la berge, quelques lanières de plastique, sans doute issues d’un sac tissé.

Plus loin au niveau d’une passerelle : 3 chatons d’aulne…

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Reprise des prélèvements, dimanche 12 février, façon de continuer d’aller à la rencontre des arrivées d’eau dans le bassin : changer de vallée, aller à l’amorce du Truvet, un fossé pluvial, non loin de Beaumetz-lès-Aire. C’est le retour au pays des éoliennes… signe que je suis sur le bord du bassin : pris des graviers.

Si l’eau ne doit pas couler souvent ici, elle doit dévaler de façon brutal, elle a tracé son chenal, rongé le sol, mis à nu des cailloux…

Après mon retour sur Beaumetz, avant de me diriger sur Bomy, un détour par l’amorce de la vallée de Groeuppe : passer entre des maisons… un chemin agricole… une barrière : elle signale la sortie d’eau de la station d’épuration et signe la fin de mon entreprise ici.

Plus bas, il doit y avoir les retenus d’eau. C’est moins bucolique que la source de la Lacquette à Groeuppe. Le début de la rivière pourrait bien relever de ces eaux de restitution après recyclage !…

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Reprendre la route en direction de Bomy : un chemin à droite, descend tout droit dans le creux de la vallée de Groeuppe ; y chercher le fossé…

Voilà où passe l’eau de la station de traitement, c’est ténu : un peu d’eau de part et d’autre du creux du chemin couvert de graves, de nombreuses traces de petits rongeurs dans la vase… Intransportable. Mes prélèvements restent subjectifs… Ici rien hormis quelques photos.

Poursuivre sur Groeuppe, y retrouver le Truvet, il arrive en toute discrétion à la route… Je le suis, de l’autre côté… le vois disparaître sous le trottoir, plus de traces. Emprunter un chemin à droite, une autre arrivée, un fossé à sec, il vient de la direction de Beaumetz, logique, c’est celui que je viens de quitter !

Je finis par aborder l’homme qui bricolait dans son jardin, sympa, il m’explique et me montre l’aménagement de son père. Le Truvet passe le long de l’habitation, masqué par une allée pavée ; l’autre fossé le rejoint, il arrive perpendiculairement, le tout passant sous le petit hangar au bout de son terrain. Il est rejoint par sa femme. Philippe et Maggy, issus de familles d’ici, disent qu’ils n’ont jamais été inondés malgré ce dispositif qui contraint les arrivées d’eau…

L’homme m’emmène voir le Truvet, il longe la pâture de l’autre côté de la route… Son débit a creusé, étendu le fond… Philippe me dit qu’il est arrivé qu’il déborde sur la route, c’était en lien avec un orage plus haut, l’eau a dévalé…

Et puis, j’ai voulu voir l’arrivée du Truvet à la source de la Lacquette… Impression d’être remonté bien en amont de la naissance officielle de la rivière, là où ça commence : d’un côté une colline, la chute des champs, le ravinement, de l’autre, une station d’épuration ! Décidément… semblerait que le mythe en prenne un coup.

Rien trouvé à prélever à la source, dommage. Poursuivre mon chemin, suivre la rivière naissante en direction de Bomy, je cherche à l’approcher : un chemin sur ma droite, une aubaine, une belle descente, un passage à gué qui trace son chemin de l’autre côté de la vallée…

C’est en eau, les tracteurs ont fini par creuser et dessiner une mare, une petite passerelle assure au pédestre le franchissement… Je fouine, observe de part et d’autre les berges, j’y relève des plumes issues d’une prédation, des morceaux de branches déchiquetés par une épareuse : j’embarque !

Maintenant, aller à la fontaine Sainte-Frévisse, suis tout proche mais faut passer par Bomy : 3 petits cailloux du fond de la source, et hop !

En me relevant, je dérange un habitant des lieux, on dirait bien un chabot, première fois que j’en vois un. Il est parti se poser sur le sable, en face.

En voyant le flot vif dans le fossé de l’autre côté de la route, je me souviens que Daniel Boys m’avait dit l’avoir remonté jusqu’à trouver une source…

Un homme arrive, s’appelle Guy, je l’interroge sur la source, il me dit avoir toujours connu cette eau qui provient de « La fontaine de ch’claire »… Enfant, il allait souvent là-bas, prenait même de l’eau de la source pour boire, depuis, elle a été analysée et le verdict est tombé : impropre à la consommation… Avant de poursuivre sa promenade, il me montre par où aller la voir.

Arpenter une prairie, en émerge une couronne buissonnante cerclée d’une clôture : là se trouve la source hivernale ; entre les tiges de la végétation épineuse, j’aperçois le mouvement bouillonnant de l’eau. Paraît qu’à l’été elle est à sec, c’est sa nature. C’est une source temporaire qui émerge d’un trou conique de 3-4 m de profondeur !

En redescendant, je regarde cette eau sortir de la végétation ; de l’autre côté de la route, elle est descendue grosse il n’y a pas longtemps, elle a charrié des végétaux : pris des brindilles.

*

Mercredi 15, suis presque en haut du Fond Berquigny, arrivant par Laires ; au niveau du virage au lieudit des champs le « Fond de la rue des Marais », je poursuis à pieds à travers champ, c’est suffisamment sec : la vallée est à peine creusée.

Au centre, les herbes ont été couchées par les passages d’eau, des brindilles ont été emportées et retenues par des tiges, s’amoncelant, j’y prélève quelques emportées de crues.

Retrouver le Fond de Berquigny près du château de Bomy, à pieds je finis par trouver une entrée de pâture en direction du lieudit de Berquigny ; filer jusqu’au fossé pour trouver sa jonction avec la Lacquette. Sur l’autre rive, c’est au château.

Dans le lit du fossé : prélevé deux petits silex, puis quelques feuilles, des herbes sèches, un bout de plastique bleu et une demi coque de noix.

Auprès de la Lacquette, un accès bovins où sont imprimées les traces insistantes des oies que j’ai aperçues au fond du pré : quelques plumes, un tesson de vaisselle, un bout de bois.

En quittant l’endroit, je cherche un nouvel accès à la rivière ; je finis par trouver, au bout de l’allée du château, par la Grand Rue, le pont qui enjambe la rivière. J’emprunte les marches : quelques feuilles sur le bord et un mètre ruban rouge, bien en vue au fond de l’eau !

Fin des prélèvements pour cette fois, un beau début, je poursuis début mars.

Séjour du 23 au 28 janvier 2023 | Le Grand Tour du bassin # 4e épisode : du sud-est au nord-est

Mardi, 24 janvier, en début d’après-midi, retour à Ligny-lès-Aire pour reprendre le Grand Tour.

– mise à jour janvier 2023 –

Aujourd’hui, Émilie m’accompagne. 2 arrêts : le 2e site me semble mieux…
Le ciel est voilé, le regard ne porte pas au loin… Je regarde en direction de Fléchinelle. Ma vue doit longer le Surgeon, à moins que ce soit la Cavée de la Tirmande ?… Sommes à la sortie sud-ouest du village, au croisement d’une petite route et de chemins agricoles, en direction de Febvin-Palfart, le long des terres de « la Rèderie ».

En bas, doit y avoir un fossé, un affluent de la Cavée de la Tirmande // 50º33.183’N 002º20.215’E – Alt 99 m, mardi 24 janvier 2023, vers 13:20

Passer de l’autre côté de Ligny, en direction de Rely, à la recherche d’une alternative au terril. A proximité de la chapelle Sainte-Berthe, nous prenons la petite route qui mène à la Tirmande. Le champ des « Marnettes » est accessible : sortir la tente, tester la praticité du dispositif. Vite montée, légère, je la soulève et me positionne dans l’espace ; Émilie suit, me guide et enregistre des photographies ; on pourra juger de l’intérêt après…

Regard dirigé sur la Tirmande, dans le creux coule la Cavée // 50º33.944’N 002º20.872’E – Alt 92 m, mardi 24 janvier, vers 13:50

Poursuivre la route sur la Tirmande, au carrefour, prendre la D90E3 et remonter un peu en direction de la Couture, entre « le Rappoy » et « les Avesnes »… Impossible de stationner. Redescendre à l’entrée du village et aller à pieds prendre de la hauteur. Impeccable ! Au loin, je devine des éoliennes… Décidément, le brouillard avale tout ! Je me console en me disant que c’est comme de la Lacquette à l’état de vapeur… Une lame d’eau, une nappe aérienne qui voyage avec les vents, en suivant les vallons…

Dernier arrêt de l’après-midi // 50º34.250’N 002º20.794’E – Alt 93 m, mardi 24 janvier, vers 15h40.

*

Retour en arrière le mercredi 25 janvier. Suis seul cette fois. Vérifier un point sur Febvin-Palfart, les repérages de décembre étaient restés inaboutis.
Un chemin au sud, en bas de la vallée de la Marette, ai accédé par la D94. La vue est bouchée, l’œil butte sur un rideau d’arbres… Je ne retiendrai pas ce site.

La ferme marque l’entrée de Febvin, elle est un peu à l’écart, sur les terres du « Chemin Vert », l’accès débouche dans un virage, sur la D95 // 50º32.735’N 002º19.339’E -Alt 138 m, mercredi 25, vers 11h10.

De Febvin, je prends la petite route qui mène à Ligny pour remonter sur Westrehem… En fait, je contourne, veux tenter d’approcher un point haut dans « les Briqueteries ». Façon de rester dans l’axe de vue depuis le château d’eau de l’entrée de Westrehem (sur la D94). J’y verrais peut-être quelque chose cette fois…

L’accès est difficile, assez tordu, le chemin agricole est incertain, me conduit dans un vallon un tantinet bourbeux, je sens que je prends quelques risques… Je tombe sur un fossé qui alimente la Cavée de la Tirmande. Pas mal, je pourrais même penser que je suis à la source de la Cavée !

Le chemin s’arrête, que des champs, impossible de continuer… Remontant une petite haie de séparation, le sol est mi dur grâce à la gelée, un lièvre fuit // 50º32.513’N 002º19.747’E -Alt 127 m, mercredi 25, vers 11h40.

Bah, à nouveau, je ruse, contournant « la Creuse » et « les Briqueteries », je coupe en tournant à gauche sur une petite route agricole, je remonte vers la petite route qui mène à Febvin.
Je veille bien à rester dans l’axe de vue depuis le château d’eau : je le surveille !… C’est mon sémaphore, mon repère dans l’étendue des champs.

Je retrouve la colline des « Briqueteries », mais je poursuis de l’autre côté de la route, à travers champs, dans « le Chemin de Ligny ». Je me suis éloigné de la limite du bassin mais pas le choix, je veux trouver un point de vue en direction de la vallée du Surgeon. Bah, je n’en profite pas vraiment avec le brouillard, décidément, c’est pas mon jour // 50º32.735’N 002º19.339’E -Alt 138m, vers midi.

Fini pour Westrehem et Febvin, retourner sur Ligny, enfin, de l’autre côté…
Les abords de Ligny, j’y viens, j’y reviens, ce coin me donne de la misère… mais moins que Westrehem.


Contourner le terril par la droite, par la D341…

J’emprunte un chemin, sur ma droite, les champs du « Pommeroy ». Ce tracé est trop droit pour être d’origine rurale, c’est visiblement une ancienne ligne de chemin de fer // 50º33.650’N 002º21.684’E -Alt 96m, mercredi 25, vers 12h50.

Dans le prolongement, une autre ligne devait arriver du terril. Ce chemin, offert maintenant aux marcheurs, dessine une belle courbe // 50º34.817’N 002º20.138’E Alt 87m, mercredi 25, 13h05.

Changement : retour sur la D341, la route plonge vers Longhem, on n’y voit pas grand chose… Le brouillard persiste aujourd’hui // 50º34.854’N 002º20.289’E – Alt 95m, mercredi 25, vers 13h50.

Depuis cette route, sur la droite, j’ai pris à pris à pieds un chemin agricole, il longe « les Sommiers », on ne voit pratiquement rien du village tant le brouillard noie tout dans un gris laiteux, pourtant la Cavée de la Tirmande passe là-bas en direction de la Lacquette // 50º35.126’N 002º20.720’E – Alt 95m, mercredi 25, vers 14h00,

Vers Longhem, sur la D341, la Chaussée Brunehaut, elle remonte sur Estrée-Blanche… Ai pris le chemin de gauche qui mène aux terrils du Transvaal : s’avancer dans un champ des « Saintes »//50º34.817’N 002º20.138’E -Alt 87m, mercredi 25, vers 14h40.

Au carrefour de Rombly, sur la hauteur, ai pris la route en direction de Lambres, celle qui rejoint la D90, je longe la plaine qui s’étend à perte de vue, de « la Fontaine des Loups » au « Chemin de Lambres », en direction de Witternesse. Arrêt près d’une entrée d’accès à une carrière // 50º36.241’N 002º23.096’E -Alt 43m, mercredi 25, vers 15h45.

En arrivant sur Lambres, enfin au nord de la ville // 50º36.478’N 002º23.737’E -Alt 65m, jeudi 26, 16h00, je contourne pour accéder à un point de vue le long des champs de « la Voie de Rombly », juste à côté d’un dépôt de carrière…
De l’autre côté de la route, la D943, et là, j’ai zappé la prise de vue que je devais faire depuis un chemin au bout de Moscou, dans les terres du « Moulin Pourri ».

Au nord de Molinghem, entre « la Vallée des Versaux » et « le Fossé Rumeau » //50º36.774’N 002º25.566’E – Alt 39m, jeudi 26, vers 16h50.
Les choses se corsent… Plus vraiment de points hauts, c’est la plaine aux abords d’Aire-sur-la-Lys, je cherche des accès, prends des routes qui ne sont pas forcément portées sur la carte, la ville ne cesse d’étendre son emprise.

Longer Isbergues par le nord, en passant par la D188 // 50º37.067’N 002º26.523’E -Alt 28m, jeudi 26 janvier, vers 17h10. La route départementale D187 longe à bonne distance le canal d’Aire à la Bassée. Ce canal contraint les aménagements et la circulation des eaux. C’est la limite physique du bassin de la Lacquette.

En approchant du canal, une dernière hauteur, un rebond : le « Mont de Cocagne » // 50º37.616’N 002º26.820’E -Alt 38m, vendredi 27, vers 14h. Je teste deux endroits… regardant en direction de la Roupie et la Lacque.

Ce dernier village voit la fin de la rivière la Laque, elle passe SOUS le canal… Celle-ci a reçu à plusieurs reprises des eaux de la Lacquette… un des mystères de la rivière qui se mêle et s’emmêle avec l’Echeu et la Laque, un détournement de fond organisé en amont, à l’entrée d’Aire-sur-la-Lys…

Arrêt à la Lacque, au niveau du pont qui franchit le canal, seule façon d’avoir un peu de hauteur et de voir la limite physique officielle du bassin…

Poursuivre en longeant au mieux, en direction du Nord, vers Petit Neufpré // 50º38.473’N 002º24.741’E -Alt 26m, vendredi 27, 14h46. Le pont franchit le canal , en direction de Grand Neufpré… en direction de Thiennes. Je suis dorénavant en ville… La vue ne porte plus, les habitats masquent les indices…

Rejoindre l’exutoire officiel de la Lacquette, regarder à remonter le flot, rien de particulier à voir // 50º38.577’N 002º24.172’E -Alt 21m, vendredi 27, vers 15h10.

Sortir d’Aire par l’ouest, franchir la D943 et emprunter la rue Pierre Framery, petite route qui remonte sur la D159, puis revenir sur la D943, en remontant au-delà du pont qui passe sur le Mardyck // 50º37.902’N 002º23.402’E -Alt 20m, vendredi 27, 16h05

Après quelques tentatives illisibles dans Aire, ou trop décalées, comme dans Mississipi, marche arrière, retour en ville, rue du Mardyck, au niveau du pont qui enjambe le Mardyck, je me dis que ça vaut bien pour limite de bassin… Suis juste avant la confluence avec la Lacquette // 50º38.100’N 002º23.633’E – Alt 17m, vendredi 27, 16h30.

Voilà, j’ai terminé la boucle que j’avais entamé en décembre : explorer, observer, enregistrer des points sur le bord du bassin de la Lacquette…

Maintenant, je cerne des endroits potentiels à utiliser pour mon Grand Tour, une bonne cinquantaine de kilomètres à faire au printemps, en tenant bien compte de la position du soleil, en gardant l’oeil rivé à la vallée de la Lacquette…