Séjour du 7 au 15 décembre 2022 | Le Grand Tour du bassin # 2e épisode : vers le sud

Sortie d’Ecouflans, entre « le Val des Prés » et « le Grand Plantis », ce mardi 13 décembre, le froid est saisissant, la campagne est givrée. Le vallon du Truvet n’est pas loin, je sais qu’il plonge sur Groeuppe : comment voir son entaille ?

Tenter en prenant un peu de hauteur, pile poil dans l’axe, à l’entrée de Beaumetz-lès-Aire ; en tournant à droite, je remonte en direction de la ligne de crête coiffée des éoliennes.
Rien d’intéressant, la courbure de la colline ne permet pas d’avoir une vue plongeante dans le vallon.

Sur le bord de la D133, le « Petit Plantis » // 50º32.603’N 002º12.636’E – Alt 186 m.

J’insiste, fouillant le paysage du regard en quête du point de vue espéré, sans retenir un endroit en particulier… puis, je me déplace un peu plus à l’ouest, et finis par redescendre sur Beaumetz.

Après la première ferme, un léger creux me laisse penser que je suis dans l’axe de la source de la Lacquette, entre le vallon du Truvet et la Vallée de Groeuppe.

Un arrêt s’impose // 50º32.649’N 002º13.154’E – Alt 179 m.

Au sud de Beaumetz, une floppée de panneaux m’interpelle, serait-ce un signe ? Je m’imagine sur la ligne de partage entre le bassin de la Lacquette et celui de la Lys ; le panneau indiquant la direction pour Lisbourg me conforte dans cette idée.

Maintenant, contourner le bassin par le sud en direction de l’est : Laires.

J’emprunte un chemin qui longe le village au nord, le faux plat du massif entre la vallée de la Lacquette et celle du Surgeon ; il m’interdit de voir les lointains : je reste collé au paysage agricole environnant.

Se diriger vers le nord, tout au bout du village, à la croisée de la D 159 et de la route qui mène à Bomy ; je veux tenter ma chance, voir jusqu’où ma vue porte.
Observer depuis les champs, en bas des « Hauts Prés » // 50º32.893’N 002º14.807’E – Alt 179 m.

Faut reconnaître que parfois, je me sens dans un désert humain, passant par des chemins ou de petites routes où les voitures sont rares… et les champs restent vides. Cet état de fait provoque parfois un sentiment de solitude, mais aussi une profonde joie de pouvoir jouir en toute quiétude de ces paysages givrés. Ce temps froid est finalement bienvenu, le ciel finit toujours par se dégager, plus ou moins vite, soit ! mais la pluie m’aurait sans doute interdit de circuler aussi librement, le ciel bouché, limitant la vue sur le bassin.

Depuis le Mont Saul, je m’avance dans une parcelle, je regarde en direction de la source du Trou sans Fond // 50º32.188’N 002º16.195’E -Alt 179 m. Je suis passé de l’autre côté, dans le sous bassin du Surgeon.

Un peu plus loin sur la D95, profitant d’un champ dans les « Dondaines », changement de vallée, celle de Hochard, de l’autre côté du Mont à Bruin // 50º32.199’N 002º17.039’E – Alt 171 m.

Mercredi 14 décembre, un écart dans le tour du bassin, petit saut spatio temporelle dans le déroulement du périple.
Amandine est de l’expédition ; n’ayant pas beaucoup de temps, je m’arrête en cours de route, au niveau de « la Justice », à Quernes. Nous cherchons l’accès à un point de vue sur la Lacquette depuis la pente nord du Mont du Hamel ; Jeudi, je reprendrai le cours normal du périple.

A l’orée du bois // 50º35.885’N 002º21.893’E – Alt 61 m, je surplombe la vallée de la Lacquette, elle est là, toute proche, un peu perchée.

Ensuite, non loin, Liettres ; sur le versant sud de la vallée la vue reste plongeante ; la rivière toute proche, derrière la ligne des maisons du village.

Depuis la petite route de Linghem, en suivant la limite entre deux champs // 50º35.577’N 002º21.145’E – Alt 17 m.

Tenter de voir d’un peu plus haut. Poursuivre jusqu’au carrefour, quasiment au pied d’une éolienne.
Je retrouve une sensation similaire à celle ressentie sur la ligne de crête longée il y a quelques jours au nord-ouest : l’altitude ! A environ 60 m au-dessus du niveau de la mer, ça peut surprendre… Mes sens se laissent tromper avec délectation.
Mais bon, finalement, rien de vraiment plus intéressant sur cette colline ; le dôme s’aplatit et la courbure interdit la vue sur le fond de la vallée… les bords s’éloignent // 50º35.457’N 002º21.308’E – Alt 59 m.

Demain, je reprends le périple entre Laires et Livossart, là où je m’étais arrêté hier, retour aux lieux où prennent source la Lacquette et ses affluents du sud-ouest.

Avatar de Inconnu

Auteur : Gilles Bruni

Gilles Bruni est né en 1959 à Nantes et vit à Clisson. Son œuvre se concentre sur le paysage, l’écologie du lieu, ses habitants et leur histoire. Gilles Bruni a longtemps collaboré avec Marc Babarit à la création d’installations paysagères, en Europe et en Amérique du Nord. S’il travaille seul aujourd’hui, c’est toujours dans la rencontre avec des lieux, des habitants.

Laisser un commentaire