Se rendre en début d’après-midi à Norrent-Fontes avec Samia Dzaïr. Retrouver le souvenir d’un accès récent au marais, passer le pont qui enjambe le Guarbecque et prendre une petite route fort étroite, la D91. Trouver le chemin recherché à gauche et commencer la visite sur les pas de l’écogarde Michel Abdellah.



S’enfoncer tranquillement dans l’espace boisé, sens aux aguets : détecter des présences à travers les frondaisons, apparaissent progressivement des clôtures, des abris, des caches de chasses… L’endroit est « habité », la propriété s’affiche, parfois ostentatoirement, avec des panneaux sensés nous dissuader.



Au bout d’un long temps, silencieux, nous retournons pour essayer d’autres entrées d’accès au marais, nous avons repéré un chemin sur la carte IGN…


Stationner dans un renfoncement à proximité du pont du Guarbecque, l’eau coule plutôt vite… cette fois ouverte, bordée de végétation herbacée. En marchant nous nous rendons compte que le chemin est emprunté par des voitures, des promeneurs, des vélos et même un quad. De part et d’autre, des propriétés privées, les accès sont barrés, l’information dissuasive. Dans le cours d’eau, nous apercevons de temps en temps des pieux coupés, en double rangée, parfois des deux côtés, des restes de fascines, on a cherché à protéger la berge…









Le chemin nous entraine dans un espace qui s’ouvre, à gauche une peupleraie élancée ; à droite, on commence à voir des champs. Le chemin à tourné et nous sort du marais ; au loin, j’aperçois des voitures… Après un regard jeté sur la carte, j’en déduis que c’est la D188, raté, nous nous éloignons toujours plus : un quad passe ; une propriété à la palissade verte… Cela signe l’abandon, nous rebroussons chemin.









Croisons encore des promeneurs, certains déjà vus, reviennent aussi ; je me lance et m’adresse à l’un d’eux, affable, l’homme nous répond et nous apporte des informations pour retrouver des accès au « marais pourri ». Simon nous donne les coordonnées d’un « greeter » du village voisin, mais il est tard pour continuer, il faut rentrer, je reviendrai plus tard, samedi ou dimanche.
Ce nom, de « marais pourri », nous intrigue ; nous avons bien récolté quelques interprétations ; cela mérite d’aller plus avant…